+ Avec cette nouvelle exposition, à l’occasion de laquelle la boutique sera entièrement réaménagée pendant une semaine, le Comptoir d’ailleurs affirme sa vocation de boutique-galerie.
Mongolie en 4 jours sera présentée jusqu’à la mi-décembre.
Un monde d’un autre âge C’est tout un sujet que nous offre Pierre Choinière. En arrivant là-bas, il commence par séjourner dans l’ancienne capitale de l’Empire mongol, Karakorum, flanquée de ses tortues de granit et abritant l’un des plus anciens monastères bouddhistes de Mongolie, Erdene Zuu.
Après avoir déambulé dans ce qui est devenu un village, avec ses ruelles étroites et ses habitations en bois, le photographe s’exile en pleine steppe, à la rencontre de hameaux nomades, faits de quelques yourtes aménagées de façon rudimentaire.
Là, il découvre un univers qui semble être resté en marge de notre monde contemporain. Les habitants, aux visages burinés par les excès du climat, le frappent par leur hospitalité et leur sens du partage. « On vivait avec eux sous la yourte. Ce sont des gens très doux et naturels », se souvient Pierre Choinière.
Des photos sur le vif Pour ce voyage, le photographe a délaissé son matériel numérique pour ressortir ses « vieux » Leica. Il pouvait ainsi non seulement voyager « léger », mais surtout la photo argentique lui aura permis de trouver une profondeur de vue qu’un appareil digital ne peut pas rendre.
Et de la profondeur, il y en a dans ces paysages montagneux et arides, troublés parfois par de fabuleuses tempêtes de sable. Les photos saisissent sur le vif, des portraits, des instants de vie, l’intérieur d’une yourte, l’immensité désertique de la steppe…
Pourtant, le photographe est parti sans idée préconçue de ce qu’il voulait prendre. Pour sa première fois en Mongolie, il souhaitait se laisser porter par ses impressions visuelles.
Le résultat est un portrait saisissant d’un monde que l’on croirait révolu depuis longtemps, mais qui pourtant perdure. Un monde aux prises à de troublantes contradictions, où le cheval reste le seul moyen de transport, où les villages ne restent jamais plus de six mois au même endroit. Un monde rude dont les habitants ont la gentillesse et la générosité de ceux qui n’ont rien…
A propos du Comptoir d’ailleurs Depuis septembre 2006, le Comptoir d’ailleurs a pignon sur le boulevard St-Laurent. C’est une boutique-galerie originale, qui non seulement présente les bougies et les photophores de la fabrique artisanale marocaine,
Amira Bougies, mais aussi expose des photographies artistiques de ces produits.
Les deux propriétaires du Comptoir d’ailleurs, le photographe de mode Pierre Choinière et la styliste Claudine Blanchet, ont été conquis par les collections de l’entreprise de Marrakech qui a déjà reçu d’élogieux échos de la presse internationale (Wallpaper, Elle Déco, Marie-Claire, Côté Sud, le New York Times…).
Plus que de simples chandelles, les photophores d’Amira Bougies sont de petites œuvres d’art qui se déclinent en 27 teintes naturelles et surprennent autant par leurs formes que par leur style (sphères flottantes, colonnes monumentales, etc…).
L’album
Paraffine de Pierre Choinière, désormais disponible en librairie et au Comptoir d’ailleurs, présente l’univers de la fabrique Amira Bougies à Marrakech, ainsi que les plus belles photos de la dernière exposition présentée lors de l’ouverture de la boutique-galerie.
Récompensé en 2007 par un
Grand prix Créativité Montréal, l’univers de la boutique a été pensé pour s’effacer devant la beauté lumineuse des objets qui s’y trouvent. C’est un espace minimaliste, fini de gris et de noir, dont la fenestration est occultée par un parement filtrant, et simplement agrémenté de meubles en bois foncé, d’une vasque en pierre de St-Marc et de quelques fauteuils.
Pour plus d'informations :
www.comptoirdailleurs.com Photos :
Pierre Choinière -30-